« L’ascète et le hussard »
……….L’orgue Schuke sous les mains expertes de Thierry Escaich et dans la contiguïté musicale du pianiste Francesco Schlimé.
Schlimé
et Escaich, ou l’accouplement des marteaux et des fûts, les épousailles
de l’incarnation et de l’abstraction, de la sensualité et de
l’intériorité. Le pianiste, sémillant hussard, martèle ses touches,
violente son clavier dans une chevauchée fantastique des gammes
mineures et majeures – l’organiste, ombrageux anachorète, effleure ses
pédales et caresse ses registres, frôle ses touches d’une toccata
éthérée.
Le
piano est chair et truculence, l’orgue âme et spiritualité, et l’on
crut voir, un instant durant, Bach et Mozart dans l’ombre d’Escaich et
Schlimé. Un vieux Bach qui s’arracherait à son orgue pour houspiller
Amadeus, ce jeune écervelé, et ses frénétiques arlequinades
pianistiques……….